Bartillat Edition
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M

ISBN : 9782841004713
Parution : 08/04/2010
Prix : 14 €
224 pages
Format : 11,5 x 18
Traducteur : Georges Belmont
Préfacier : Bradley Smith

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Ma vie et moi
Henry Miller

Henry Miller est connu pour avoir bouleversé les canons traditionnels de la littérature au XXe siècle en osant briser les tabous de la société. A 80 ans, il revient sur cette odyssée que fut sa vie avec ses épisodes : son enfance à Brooklyn, son séjour à Paris dans les années 1930, ses amitiés, son amour avec Anaïs Nin, son retour aux Etats-Unis à Big Sur en Californie, sa passion de la peinture. Dans ce retour sur sa vie, il se livre avec une totale franchise et explique comment il a toujours essayé dans sa vie de transformer le pire en meilleur, et même la misère et le désespoir les plus noirs en joie créatrice. Au cours des pages, il raconte comment il a écrit tous ses livres, dans quel état d'esprit il les a composés. Il se parle et se raconte tel qu’en lui même : homme, enfant, écrivain, peintre, mari, père, amant, ami, tendre, mordant, cruel, visionnaire. Miller fut un homme total, prêt à faire sauter toutes les formes de verrou. Il se révèle également un fin lecteur, et comme Rabelais il pense que le rire est le propre de l'homme, en ajoutant qu'il est aussi sa force. Miller livre son conseil : « Soyez sans cesse en extase ! Soyez toujours plein d'ivresse divine ! » Cette autobiographie permettra de renouer avec le meilleur de cette verve qui a tant marqué les esprits et qui a contribué à les libérer de tous les carcans.
Ce livre fut publié sous forme d’album par Stock en 1972. Jamais réédité depuis.
En appendice, « Ici la voix du Pacifique », un article de Miller paru en 1965 dans Arts.

Résumé

Henry Miller est connu pour avoir bouleversé les canons traditionnels de la littérature au XXe siècle en osant briser les tabous de la société. A 80 ans, il revient sur cette odyssée que fut sa vie avec ses épisodes : son enfance à Brooklyn, son séjour à Paris dans les années 1930, ses amitiés, son amour avec Anaïs Nin, son retour aux Etats-Unis à Big Sur en Californie, sa passion de la peinture. Dans ce retour sur sa vie, il se livre avec une totale franchise et explique comment il a toujours essayé dans sa vie de transformer le pire en meilleur, et même la misère et le désespoir les plus noirs en joie créatrice. Au cours des pages, il raconte comment il a écrit tous ses livres, dans quel état d'esprit il les a composés. Il se parle et se raconte tel qu’en lui même : homme, enfant, écrivain, peintre, mari, père, amant, ami, tendre, mordant, cruel, visionnaire. Miller fut un homme total, prêt à faire sauter toutes les formes de verrou. Il se révèle également un fin lecteur, et comme Rabelais il pense que le rire est le propre de l'homme, en ajoutant qu'il est aussi sa force. Miller livre son conseil : « Soyez sans cesse en extase ! Soyez toujours plein d'ivresse divine ! » Cette autobiographie permettra de renouer avec le meilleur de cette verve qui a tant marqué les esprits et qui a contribué à les libérer de tous les carcans.
Ce livre fut publié sous forme d’album par Stock en 1972. Jamais réédité depuis.
En appendice, « Ici la voix du Pacifique », un article de Miller paru en 1965 dans Arts.

Presse

Dans Bakchich, un article de Jacques-Marie Bourget

Henry Miller, génie de trottoir

L’autobiographie de l’écrivain américain qui a bouleversé la littérature du XXe siècle en brisant les tabous d’une société puritaine. De Brooklyn à Paris, l’ancien éboueur déroule sa vie en toute franchise.

Vous avez remarqué que tous nos romanciers ont fait Normale sup. Donc, tomber sur un tout petit bouquin Ma vie et moi, dans lequel feu Henry Miller nous fait partager son existence, réconcilie avec la littérature, celle qui ne s’apprend pas à l’école. Ce fils de tailleur luthérien, ivrogne à Brooklyn, en substitut d’hypokhâgne, a démarré commis à la société des ciments Atlas, à Portland. Pour continuer ce bout de chemin en Amérique, rappelons John Fante, qui a passé une partie de sa jeunesse dans des conserveries. Puis le mode de vie aléatoire de la beat generation, celle qu’a fait naître Miller.

MAL ÉLEVÉ

Afin d’améliorer la qualité de ce que proposent nos libraires, peut-être serait-il utile de relancer l’école des écrivains mal élevés ? En France, sans même consulter de dictionnaire, on peut citer Gaston Bachelard, Louis Guillou, Roger Vaillant, Yves Gibeau et des kyrielles de types qui ont écrit dans le reflet des caniveaux.


Dessin de Pakman
Maintenant, nos auteurs sont cavaliers – et là on regrette que le cheval ne soit pas celui qui tienne la plume – ou professeurs d’université. Petits bourgeois fils de petits bourgeois. Si leur qualité de normaliens les changeait en Sartre, Nizan ou Gracq… Non, tout ça se termine en Mazarine Pingeot. Aujourd’hui, les enfants de pauvres l’ont bien compris, pour faire fortune ils ne veulent pas être Hugo mais Tapie. Un conseil, si vous tenez à être célèbre, soyez d’abord riche, tous font aussi des bouquins et passent à la télé.

C’est à force de lire à la bibliothèque publique qu’Henry Miller est devenu écrivain. La nécessité de dire la vie, avec des mots et du papier, lui est venue comme, chez d’autres gosses, le goût du football. Quand il rentrait à la maison, de son emploi d’éboueur ou de chauffeur de tram, et tapait sur la machine à écrire, sa mère, honteuse de cette pratique, lui demandait de se cacher dans un placard, dans le parfum des boules de camphre, en cas de visite. Miller, toujours poussé par une femme – elles ont été son essence –, décide de filer en Espagne. Il s’arrête en France, une chance. Quoi de plus parisien et français, au sens du chef-d’oeuvre, que son Tropique du cancer ou que ses Jours tranquilles à Clichy ?

N’écrivons pas l’une de ces fiches qui font la sous-culture de nos lycéens : « Henry Miller en cent mots. » L’important du petit livre qui vient de sortir en français est qu’il contient la recette de l’écriture. Miller explique : « La vérité est que j’avais peur de devenir écrivain, c’était trop énorme… ayant tout essayé et tout raté – alors pourquoi ne pas tenter d’écrire. »

NON-SENS

Aujourd’hui, nos écrivains ne tentent rien que directement le PC ou le Mac, et le manuscrit expédié par Internet sur le site de l’éditeur. Pour le non-normalien, le blocage de l’écriture se cache dans la première phrase. Comment mieux faire que « J’avais vingt ans et je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie » ou « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar » ? Miller a donné la clé : « Que de fois dans ma vie d’écrivain j’ai eu du mal à commencer. Mais je commençais. Par tout ce qui me passait dans la tête – pur non-sens, habituellement. Au bout de deux pages, j’avais trouvé le sillon. Peu importe par où l’on commence, on revient toujours à ce que l’on est. » Miller nous explique à sa façon le « Madame Bovary, c’est moi ! » de Flaubert.

ECRITURE AUTOMATIQUE

Dear Henry est plus précis encore sur sa méthode, inspirée de l’écriture automatique des surréalistes. Sur la page blanche, il met « tout ce qui passe par la tête – les pires absurdités, sans virgules ni ponctuation, sans suite d’aucun ordre – jusqu’au moment où ce que l’on a envie de dire vient à sourdre ». Miller travaille à la machine « qui écrit la vérité », et garde la plume, la main, pour « le mensonge de la conversation » : « C’est à la machine que j’ai l’impression de me donner entièrement. » À bas Normale sup, vive le cours Pigier.
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