Bartillat Edition
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L

ISBN : 9782841005918
Parution : 27/08/2015
Prix : 20 €
304 pages
Traducteur : Michel Secinski

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Le Vieux
Edward Limonov

Dans ce livre, un personnage surnommé « le Vieux » par ses proches fait de la politique, vit, aime et s'indigne. Il se retrouve au dépôt spécial d'un commissariat. Le Vieux est leader de parti, amant, grand original devant l'Eternel et non moins véritable intellectuel. Dans ses activités, il a surtout affaire à des flics simples et frustes, à des adversaires politiques fourbes et aux amis politiques qui le protègent. Ses gardes du corps forment son entourage le plus proche. Le Vieux a une copine qu'il surnomme « la Fille ». Mais il l'appelle « Fifi », même si elle a un tout autre prénom formé de deux syllabes. Un drôle de type ce Vieux, qui se sent plus proche des flics que de ses alliés libéraux. Le lecteur découvrira dans ce livre les événements politiques tumultueux des années 2011-2013: la rébellion de citadins excédés, les fameux meetings de la place Bolotnaïa et autres réunions publiques, les erreurs politiques et les trahisons vicieuses. Outre le Vieux, le lecteur retrouvera les leaders les plus en vue de l'opposition russe: Nemtsov, Navalny, Oudaltsov et autres personnages avec qui il a des relations complexes. C'est l'Histoire russe la plus immédiate qui vit et trépide dans ces pages.



Résumé

Dans ce livre, un personnage surnommé « le Vieux » par ses proches fait de la politique, vit, aime et s'indigne. Il se retrouve au dépôt spécial d'un commissariat. Le Vieux est leader de parti, amant, grand original devant l'Eternel et non moins véritable intellectuel. Dans ses activités, il a surtout affaire à des flics simples et frustes, à des adversaires politiques fourbes et aux amis politiques qui le protègent. Ses gardes du corps forment son entourage le plus proche. Le Vieux a une copine qu'il surnomme « la Fille ». Mais il l'appelle « Fifi », même si elle a un tout autre prénom formé de deux syllabes. Un drôle de type ce Vieux, qui se sent plus proche des flics que de ses alliés libéraux. Le lecteur découvrira dans ce livre les événements politiques tumultueux des années 2011-2013: la rébellion de citadins excédés, les fameux meetings de la place Bolotnaïa et autres réunions publiques, les erreurs politiques et les trahisons vicieuses. Outre le Vieux, le lecteur retrouvera les leaders les plus en vue de l'opposition russe: Nemtsov, Navalny, Oudaltsov et autres personnages avec qui il a des relations complexes. C'est l'Histoire russe la plus immédiate qui vit et trépide dans ces pages.

Presse

Article de Frédéric Pagès dans Le Canard enchaîné le 26 août 2015.

FRIME ET CHATIMENTS

Dans « Le Vieux » (Bartillat), Limonov raconte avec talent un séjour en taule. Extrémiste mais au centre de tout !

Il devrait nous horripiler, à poser pour l’Histoire, face à son miroir, persuadé d’être le « plus grand fouteur de merde de Russie ». Il devrait nous lasser, à parler de lui comme un dieu, à la troisième personne. Comment dit-on « one-man-show », en russe ?

Mais quel artiste ! Limonov fait le spectacle, auteur-acteur-metteur en scène de sa propre biographie.

 Après « Journal d'un raté » et « Autoportrait d’un bandit dans son adolescence », star mondiale — grâce, notamment, au livre d’Emmanuel Carrère —, voici, mesdames-messieurs, « Le Vieux », comme le surnomment avec respect et curiosité les miliciens du dépôt de Moscou. Il doit répondre, un soir de réveillon, de « coups et blessures avec injures obscènes » envers les forces de l'ordre. Le Vieux a l’habitude de ces accusations truquées. Entre les simples flics et lui passe une sorte de complicité : ils ne font pas partie de la bourgeoisie. Les petits galonnés arrogants, c’est autre chose : « Vous avez fait une guerre (Tchétchénie) et moi cinq (Afghanistan, Serbie, etc.), leur balance-t-il. Et puis je ne fais pas partie des intellectuels. J’ai travaillé en usine.

 
"Pas davantage il ne fait partie des « ploucs » qui, dehors, à coups de pétards et de vodka, fêtent la nouvelle année 2011. Il les maudit : « Que vos enfants naissent sans doigts ! » Mais il ne se fatigue pas à haïr la juge de permanence, « craintive vieille femme », qui le condamne à 15 jours de prison ferme : « Avec son manteau de fourrure et sa chapka râpés, elle remplissait les fonctions simplissimes de collabo. » Ce qui lui manque le plus, en prison ? Sa petite amie, Fifi. Car, à 72 ans, qu’on se le dise, le Vieux est toujours vert : « Le sens du devoir n'était pas moins développé chez lui que la lubricité. Il aimait arracher jupes et slips mais cela ne l’avait jamais détourné de la voie du guerrier. » Il faut le croire : « Au lit le Vieux avait montré qu’il n’était vraiment pas un ancêtre. » Conclusion satisfaite : « Une sexualité débridée est un signe secondaire de génie"
 
En politique aussi, il aime les positions acrobatiques, avec des gens peu recommandables à son goût : défenseurs des droits de l’homme, notables « libéraux », ses alliés obligés contre le Kremlin. « Au fil des ans il avait découvert avec surprise que les bourges étaient des goujats. » Mais il n’est pas sectaire : « Au moins la bourgeoisie se bougeait, elle était vivante, Kasparov était vivant, que le diable l’emporte. » Dans le même dépôt spécial, il croise feu Boris Nemtsov (assassiné à Moscou le 27 février dernier), « au bronzage récent, toujours rougeâtre comme de la viande crue ». Quant au parti « national-bolchevique », qu’il a fondé, il le présente sous son meilleur aspect : « orientation gaucho-droitière, patriotisme, nationalisme impérial ». A la fin du livre, le Limonov politique, qui ne sort jamais sans gardes du corps, détaille ses démêlés avec les autres micropartis de l’opposition. Trop longuement.
 
Soyons aussi cyniques que lui : c’est la prison qui est son meilleur théâtre, c’est le huis clos où il brille. Bien sûr, on souhaite au Vieux de ne jamais y retourner. Et tant pis pour la littérature !
Interview d'Edward Limonov dans L'Obs le 27 août 2015

ÉDOUARD LIMONOV :"POUTINE UTILISE MES IDÉES"

Opposant à Poutine, dirigeant du parti l'Autre Russie, l’écrivain publie un nouveau roman politique et donne un entretien radical sur l’idéologie du régime, tout en soutenant l’annexion de la Crimée.

De notre envoyé spécial à Moscou, Jean-Baptiste Naudet.
 
 Il ne donne pas son adresse. Un «homme sûr» viendra nous chercher à une station de métro du centre de Moscou pour nous conduire, par un dédale de rues, de passages, de cours, jusqu'à son appartement. Il en change souvent. Il se sent menacé.
On sonne. Il nous attend et déverrouille une lourde porte en acier, puis une autre. Il sourit. On le dit désagréable, odieux même. Il est gentil, doux et poli. Ce sont «les mauvais garçons», explique-t-il, qui lui font cette réputation de «méchant garçon», car «on peut être radical et sympathique».
Acide comme un limon («citron» en russe), explosif comme une limonka («petite grenade») qu'il a tatouée sur un bras, Edouard Limonov n'est ni ce qu'on dit de lui, ni ce qu'il paraît, ni sans doute ce qu'il veut qu'on croie qu’il est.
Poète, écrivain, activiste, homme politique, impérialiste russe — mais pas nationaliste étroit —, c’est un «extrémiste», un radical, de gauche et de droite à la fois. Il a fondé en 1993 le parti «national-bolchevique», interdit en 2007 et aujourd'hui remplacé par la formation l'Autre Russie.
La biographie que l’écrivain français Emmanuel Carrère (1) a écrite sur lui l'a rendu célèbre dans le monde entier. Mais, à 72 ans, Limonov continue le combat. Il vient d'écrire un nouveau roman, «Le Vieux», où il raconte ses récentes expériences politiques, ses démêlés avec la police de Vladimir Poutine, ses séjours en prison.
 
 — Dans votre roman, vous ne faites pas preuve de beaucoup de modestie. C'est un concept bourgeois, la modestie ?
 
 — Ce n'est pas ça. C’est peut-être mon âge. J'ai 72 ans et c’est le moment des accomplissements. Je connais ma valeur, mon importance. Pas plus, mais pas moins non plus.
 
 — En France, un roman politique serait sans doute ennuyeux. Pourquoi le vôtre ne l’est-il pas ?
 
— Avec « Soumission », Houellebecq a aussi écrit un livre politique. Evidemment, il est toujours dans son rôle de bourgeois pourri, moitié je ne sais quoi, moitié Bukowski raté. Mais c'est quand même un vrai livre politique.
 
— Pourquoi refusez-vous de commenter la biographie qu’Emmanuel Carrère a écrite sur vous ?
 
— Ma bonne éducation m’interdit de donner mon avis. Emmanuel Carrère a créé un mythe. Il parle de moi comme d’un écrivain qui est déjà mort. Je suis pragmatique : il a écrit un best-seller vendu dans une trentaine de pays, même au Japon. Et ce qui compte dans ma vie, ce sont les victoires. Avec l’aide de Carrère, fils d’une famille renommée, je suis arrivé à une place où je n’espérais pas arriver. Dans toutes les familles bourgeoises, dans toutes les bibliothèques. Tout cela me donne un plaisir malin.
 
 — Ce qui est étrange dans votre dernier livre, c’est que vos idées paraissent plus proches de celles du pouvoir, que vous combattez, que de celles des libéraux avec lesquels vous êtes dans l'opposition. Plus proche de Poutine que d’un Nemtsov, le leader libéral assassiné.
 
— Mais Nemtsov n’était même pas libéral ! Il était le joker de Boris Eltsine. Il devait lui succéder, il était même préféré à Poutine. Alors Nemtsov était devenu amer. Il était jaloux du destin incroyable du petit Poutine. On le voit lors des manifestations : ces libéraux sont des oiseaux qui tweetent tous les jours, une classe de bourgeois apeurés, bons à rien.
D’un autre coté, vous, les Occidentaux, vous exagérez l’importance de Poutine. J’ai formulé depuis plus de vingt-cinq ans l’idéologie de notre Etat national. Je ne soutiens pas Poutine, c'est une idiotie de dire ça, mais il a utilisé une partie de mes idées. Ce n'est pas moi qui soutiens Poutine mais lui qui soutient mes idées ! Il a été forcé de réaliser certaines d’entre elles, comme la réunification de la Crimée avec la Russie.
 
 — Vladislav Sourkov, qui passe pour l’idéologue du régime de Poutine, s’est-il inspiré de vous ?
 
— Ce n'est pas moi qui le dis. Tout le monde le sait. Sourkov n’a pas d’idées à lui seul. Il prend des idées à droite, à gauche, et il les assemble. Contrairement à lui, moi, j’ai mes propres idées. Je ne suis ni de droite ni de gauche. Mon premier parti était moitié de droite, moitié de gauche. C’était une nouveauté dans le monde idéologique. Dans la société moderne, il n’est pas possible de garder cette pureté idéologique qui date de la Révolution française. Notre réalité est totalement hybride. Par exemple, nous avons le Parti communiste russe qui croit en Dieu, en l’Eglise. Et moi, je suis un hérétique.
 
— Vous êtes impérialiste mais pas un nationaliste russe. Quelle est la nuance ?
 
— Chez nous, nous ne pouvons avoir un Etat avec une seule ethnie. La Russie compte par exemple une vingtaine de millions de musulmans. Des musulmans qui n'arrivent pas d'Algérie ou d’ailleurs, comme en France. Ce sont des musulmans qui ont toujours habité ici, depuis des siècles. Ils sont des nôtres.
 
 — Comment analysez-vous la position de Poutine sur l'Ukraine?
 
— Il faut comprendre le comportement de Poutine. Il était très satisfait de ses jeux Olympiques, le plus grand événement de sa vie. Il avait beaucoup préparé ces étranges jeux Olympiques d'hiver dans cette région subtropicale de Russie, à Sotchi. Et tout à coup, à Kiev, surgit la révolution de Maïdan, à mon avis menée par les nationalistes ukrainiens. Poutine était coincé. Il ne savait que faire. Alors il s’est tourné vers la Crimée, où j’avais manifesté plusieurs fois pour demander la réunification avec la Russie.
Poutine avait un problème grave. Il savait alors que notre peuple ne lui pardonnerait pas s’il ignorait le désir de la Crimée de se réunifier avec la Russie. Il connaissait le danger. Il savait que l’Occident serait contre lui. Mais il n’avait pas le choix. Pour la Crimée, la Russie avait un plan depuis longtemps, comme les militaires planifient tout.
 
Finalement, Poutine a trouvé le courage de lancer ce défi à l’Occident. Il a fait la réunification. Et celle-ci le propulsait au septième ciel, sa popularité frisait les 90%. Mais voilà que commence le soulèvement dans le Donbass [par les séparatistes armés prorusses, dans l'est de l'Ukraine, NDLR]. Poutine n’en voulait pas. Il avait peur de rompre avec tout le monde à cause de cette terre sans grand intérêt Alors, depuis un an et demi, il essaie de se débarrasser de ce problème. Ce n'est pas lui qui a lancé cette révolte. Ce n'est pas l’armée russe, comme en Crimée. C’est le peuple. Il veut arrêter cette guerre. Il viole le Donbass. Il est l’ennemi du Donbass.
 
— Quelle est la position de votre parti, l'Autre Russie, sur l'Ukraine ?
 
 — Notre parti a des groupes qui se battent là-bas, dans le Donbass. Nous avons eu des morts, des blessés. Nous organisons ces volontaires. Je l’ai dit dès 1992 : nous avons laissé hors de Russie 27 millions de Russes et un jour nous devrons les réunifier avec la Russie les armes à la main. Et nous devrons aussi prendre les villes du nord du Kazakhstan, qui sont des villes russes.
Qu’est-ce que l’Ukraine ? J’y ai vécu les vingt-trois premières années de ma vie, à Kharkov. Les Ukrainiens habitent le centre du pays, le reste, ce sont des colonies ukrainiennes, conquises par l'URSS et non par les Ukrainiens. L’Ouest a été pris à la Pologne. L'Ukraine a ses colonies, au sud aussi. Dans leurs rêves les plus débiles, les gens d’Odessa ne se sont jamais sentis ukrainiens.
Odessa, c’est international, c'est juif, grec, russe mais pas ukrainien !
 
— Mais en 1991 la Crimée a voté majoritairement, à 54%, pour l'indépendance de l'Ukraine...
 
— En ce temps-là, le peuple soviétique ne comprenait pas du tout ce qui l’attendait. Il pensait qu'avec le partage de l’URSS il aurait une vie paradisiaque. C'était une escroquerie que de donner le droit de voter à des gens qui ne comprennent rien du monde. Tout a changé depuis 1991. L'Ukraine peut exister comme un pays indépendant, comme un Etat. Mais elle doit rendre ses colonies, sinon elle vole un héritage à la Russie.
 
— Pour arriver à cette solution, c'est la guerre ?
 
— Oui, c'est la guerre. En ce moment, l’Ukraine vit une passion nationale, mais elle ne doit pas toucher les territoires d'Odessa, de Kharkov. Il y a une répression sévère des partisans de Moscou en Ukraine. Tous les leaders prorusses sont considérés comme un danger. Après les manifestations pour Moscou, le SBU [les services secrets ukrainiens] arrête les opposants. C’est pourquoi il y a peu de manifestants pour la Russie.
 
— Comment analysez-vous le personnage de Poutine ?
 
 — L’actuel Poutine est le résultat de l’influence de deux parties de sa vie. Il a d 'abord été un officier du KGB à un poste insignifiant à Dresde, en Allemagne de l’Est. Que pouvait-il faire à part lire les rapports de la Stasi, qui était sans doute la police politique la plus puissante du monde ? Le KGB ne voulait plus de lui. Mais en travaillant quinze ans dans cette organisation, Poutine a adopté sa mentalité, son regard répressif sur le monde.
La deuxième partie de sa vie, la plus importante, c’est son travail à la mairie de Saint-Pétersbourg pour le maire libéral, Anatoli Sobtchak. C'est là qu'il s’est fait beaucoup de relations. Et Poutine reste totalement fidèle à ces deux faces contradictoires de sa vie. Depuis Saint-Pétersbourg, il croit totalement au libéralisme, au capitalisme, au marché mondial. Tout en gardant la mentalité d’un « guébiste » des années 1980, avec un zeste de modernité.
 
 — Vous faites de la littérature avec de la politique ou l'inverse ?
 
— Je ne me divise pas. Je suis passionné par la politique quand il y a du sang, du danger. J’ai été trois ans en prison. Plus de 300 personnes de notre parti sont passées dans les prisons russes depuis 1989. Nos militants sont arrêtés, parfois lourdement condamnés.
Sous Poutine, quatorze de nos militants ont été tués dans des circonstances telles que nous ne doutons pas que c’est le pouvoir qui les a fait supprimer. Dans le Donbass, au mois de mai, sous l’influence de la Russie et du FSB [ex-KGB], des militants de notre parti ont été arrêtés, puis expulsés de la république de Donetsk car ils voulaient ouvrir un bureau. On nous laisse mourir pour le Donbass mais pas y avoir une influence politique.
 
— Donc, vous reconnaissez que le FSB a une grande influence dans le Donbass ?
 
— C'est clair. Il n'y a aucun doute.
 
— Et ce ne serait pas les services russes qui auraient organisé la révolte dans le Donbass ? L’homme fort des séparatistes, Strelkov, leur ministre de la Défense, était bien du FSB ?
 
— Oui, Strelkov, je le connais personnellement, était un officier du FSB mais qui a désobéi aux ordres. Et s’il est encore vivant, c’est un miracle.
 
— Où en est votre parti et la Russie aujourd’hui ?
 
 — En tant que parti d’opposition, nous vivons la pire des situations. Il y a les difficultés que nous rencontrons dans le Donbass. Et l'échec des manifestations de l'opposition en 2012, après les élections, nous a aussi touchés. De plus, avec le conflit en Ukraine, le pouvoir est devenu très populaire. Malgré la crise économique et les sanctions à cause de cette guerre, le pouvoir peut rester populaire.
Les Russes sont capables d’encaisser cette crise. Ils peuvent sacrifier un certain niveau de vie pour des idées. Depuis vingt-trois ans, depuis l’effondrement de l’URSS, nous vivions une dépression nationale. Nous étions devenus un peuple insignifiant. Avec la Crimée, nous sommes sortis de cette dépression. On le voit sur le visage des gens. 
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