A l’instar de nombreux écrivains romantiques, en 1852, Théophile Gautier s’embarque sur le
Léonidas et découvre Constantinople. Il y est envoyé par le journal La Presse. Le 5 juillet 1852, il écrit à son ami Louis de Cormenin : « Je suis en course du matin au soir dans cette grande ville de Constantinople, où il faut faire des lieues pour le moindre minaret. » Il lui précise : « Mon affaire est ainsi divisée sous le titre général de Promenades d’été… de Paris à Constantinople… Malte, Syra, Smyrne, la Troade, les Dardanelles, cinq feuilletons ; Constantinople, dix feuilletons ; le Bosphore… cinq feuilletons… » Il quitte la capitale de l’empire ottoman le 28 août.
Ce poète rêve d’être turc avant de connaître la Turquie ; il en revient avec un livre qui n’est pas seulement un reportage, mais une apologie passionnée de la civilisation qui a produit cette cité aux sept collines. Et ces pages, si intenses et si poétiques, peuvent être rangées au côté de celles signées par Chateaubriand, Lamartine et Nerval, partis avant lui à la recherche d’un Orient qui représente les interdits de l’homme occidental.
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